L'heure du café au lait et de gouttes de lait pour le Minalà ?
Avant de descendre à la cave chercher le charbon ?
L'enfant sur sa chaise haute près du poêle qui ronronne ?
Quelques marches plus bas, pains et kouglofs sur une étagère...
...
et le boulanger à l'oeuvre, observé par un jeune garçon.
Hmmm... face à ces images, que les souvenirs sentent bon lorsqu'ils remontent à ma mémoire.
A la vue de certaines scènes et détails, je me suis replongée dans mon enfance, chez ma grand-mère Adèle : la "salzbechsel" (boîte à sel)
émaillée accrochée au mur de la cuisine, le moule à kouglof noirci par le feu au-dessus du buffet, les poteries bleues et jaunes de Betschdorf ou Souffelweyersheim, contenant oeufs et
café-chicorée-malt, au frais dans le couloir, le "kohlerkànna" (seau à charbon) pour chercher les boulettes dans la cave (tâche dévolue à mon grand-père Emile qui sifflait bien mieux qu'il ne
parlait le français), la "chaise haute-youpala" qui grinçait où trônait soit une de mes soeurs soit l'un ou l'autre de mes cousins-cousines gardés par Mamama...
Ambiance chaude et douce de ma jeunesse, baignée d'odeurs et de sensation de bien-être dans la maison de mes grands-parents, qui ont contribué, c'est certain, à être la personne que je suis
aujourd'hui...
A chacun de mes retours de Colmar vers la plaine, j'aime m'arrêter à la boulangerie du village de Sundhoffen pour acheter le pain. Il y a souvent beaucoup de monde et il faut parfois
faire quelques pas après avoir garé la voiture.
Dernièrement, surprise. Les places de stationnement étaient libres. Grâce à cela, pour la première fois, j'ai eu tout le loisir
d'admirer le mur mitoyen peint par... Roland Perret !
Roland. Pas Pierre ! Roland Perret : vous souvenez-vous ? La
Nalsace...