Photos de découvertes, d'impressions, de la vie qui passe...
La musique tient une part importante dans notre famille, plus pour les hommes -père et fils- que les femmes (mère et fille
ne pratiquent aucun instrument). Il y a toujours au minimum deux guitares qui traînent dans le séjour, un hautbois qui a retrouvé son maître, un djembé ou oudou qui font vibrer toute la
verrerie dans les armoires. C'est tout dire, ou plutôt tout ouïr !
Aussi, lors de nos dernières vacances italiennes (cf. "Toscane") mon père n'a pas manqué de nous conduire devant la maison natale de Guido d'Arezzo, illustre résident de cette ville
: "Savez-vous que c'est lui, le moine ("monaco"), qui est à l'origine des notes de musique ? ". Ah non. Nous ne
savions pas (c'est d'ailleurs une question que nous ne nous étions jamais posée).
Plus tard, en regardant de plus près la photo j'ai remarqué que le "do" et le "si" ne figurent pas sur la
plaque.
Recherche.
Et voici ce que j'ai trouvé :
- Guido d'Arezzo n'a pas inventé les notes de musique mais c'est lui qui a donné à chacune son nom.
- Cette dénomination, il l'a basée sur un hymne dédié à saint Jean-Baptiste, plus précisément sur la première syllabe de chaque vers que voici :
Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum,
Solve polluti
Labii reatum,
Sancte Ioannes.
La syllabe "ut" se terminant par une consonne est difficile à chanter. Alors on la remplaça par le "do" de Dominus (Dieu, maître).
La dernière note, "si", ne reçut son nom que bien plus tard. Cette dernière est la contraction du "s" de Sancte et du "I" de Ioannes.