Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 20:36

Evénement ce samedi : l'usine hydroélectrique sise sur le territoire de mon village célébrait avec faste le 50ème anniversaire de sa mise en service.

Demi-relief en bronze sur la façade de l'usine, la nymphe " Electricité " de Raymond Couvègnes est inspirée d' une danseuse des Folies Bergères... *

Belle-fille et belle-soeur d'agents EDF, je ne voulais pas manquer cela et surtout profiter de la visite de la Centrale pour voir d'un peu plus près l'environnement si familier de Papylou (maintenant retraité) et de Thierry (toujours actif).
J'étais d'autant plus intéressée que mon père, d'origine italienne, avait quitté dans les années 50 son pays pour venir travailler en Alsace sur ce chantier "titanesque" du
Grand Canal d'Alsace. C'est dire combien les souvenirs liés au Canal et à l'usine ont été (et sont toujours !) très présents et évoqués lors de nos conversations familiales. 

René Koechlin, au début du siècle dernier, a été un ingénieur doué et visionnaire.


En canalisant le Rhin, il a permis d'apporter une prospérité  certaine à notre région : électricité produite par les centrales hydroélectriques, transport fluvial optimisé (écluses), implantations d'usines le long du fleuve.

Aujourd'hui, je vous présente la 1ère partie de la visite de samedi.

Centrale de Vogelgrun : extérieurs.


Durant l'été 1996, l'artiste mulhousien Daniel Dyminski crée un ballet aquatique, " Les Nixes de Vogelgrun " : "L'Electricité devient nixe (nymphe de la mythologie rhénane) qui transporte l'étincelle initiale pour la production d'énergie alors que d'autres cultivent des isolateurs électriques tels des algues...  *


Vue sur le pont du Rhin (ici au-dessus du Canal) qui relie la France à l'Allemagne avec la Forêt-Noire en toile de fond.

Vue depuis l'usine. A gauche une partie du Canal d'où sortent les eaux turbinées de la Centrale ; à droite, toujours sur le Canal, se profile une péniche qui va entrer dans l'écluse.
Tout au fond, au niveau du bâtiment blanc (un silo), le Canal rejoint le cours du Rhin.


Vue de l'usine avec, en médaillon dans la fresque, le portrait de René Koechlin aperçu plus haut dans ce billet.

Une mise en lumière exceptionnelle du site pour un évènement exceptionnel...

Vue depuis le pont. Où l'on aperçoit un tourbillon qui se dessine à la surface de l'eau...

* Informations relevées sur le site : http://www.aufildurhin.com/fr/tourisme_loisirs/index.htm
Partager cet article
Repost0
23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 23:32
Dieu sait combien de fois j'ai emprunté cette rue pour rendre visite à notre fils aîné...
Ce matin de vacances (un des rares ensoleillés !) j'ai été émerveillée par un trésor, puis deux, trois que j'avais maintes fois ignorés parce que trop pressée.
Envie de flâner, de prendre le temps et découvrir le plaisir au regard, l'étonnement parfois, je n'en revenais pas des richesses, sur une si courte distance, qui ne demandaient qu'à être remarquées et admirées...







Partager cet article
Repost0
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 18:32
... de France et l'inscrire au patrimoine de l'humanité, je choisirai avant tout un endroit de ma région : l'Alsace. Il y a quelques jours déjà, Martine  nous invitait à participer à ce drôle de jeu inspiré par une idée de Liza. Cette idée séduisante d'exposer un petit coin de nos régions sur nos blogs m'a tout de suite emballée.
Après longue réflexion, c'est finalement le village d' Eguisheim (68) que je choisis.
D'abord parce qu'il est typique et se situe dans le Haut-Rhin (clin d'oeil aux "bechsers" que sont les bas-rhinois... que j'affectionne je dois préciser : notre aînée et son compagnon sont strasbourgeois depuis quelques années) ; ensuite parce que j'aime me promener et flâner dans ce village où vivent et dont sont originaires quelques ami(e)s.
Lors de vacances en Alsace, Lorenzo, un de mes cousins italiens, était tombé en extase devant ces habitations : "on dirait un village de maisons de poupées !"
Pour ne pas gâcher le plaisir, ce village est situé dans le vignoble où sont produits de grands crus (ah je garde un merveilleux souvenir d'un fameux pinot noir du Pfersigberg...)

Le fameux pigeonnier d'Eguisheim
EguisheimPigeonnier.JPG
La fontaine dominée par la statue du pape Léon IX natif d'Eguisheim
FontaineL-onIX.JPG
Ruelles typiques du centre du bourg
Eguisheim3.JPG
Eguisheim1.JPG
Eguisheim2.JPG
Alors voilà ma contribution à l'invitation de Martine. J'espère bien ainsi que l'Alsace figurera elle aussi sur la carte de nos régions préférées... !
Partager cet article
Repost0
12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 23:33

«  Sur ces pentes des Vosges, dans cette Plaine d’Alsace, par haute neige et vingt degrés sous zéro, des soldats de France, d’Afrique et des Etats-Unis d’Amérique, amalgamés dans la Première Armée Française sous les ordres du Général de Lattre de Tassigny, forcèrent la victoire dans les luttes acharnées de la Bataille de Colmar, 20 janvier au 9 février 1945 »

 

Nécropole de Sigolsheim hier. 1589 tombes de soldats "morts pour la France". 1589 croix, stèles juives et musulmanes plantées là, sur cette colline dominant la plaine d'Alsace.

Et sur l'une d'elle, des fleurs...

Copie-de-FleursSigolsheim-copie-1.JPG




Partager cet article
Repost0
21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 09:30
 
Aujourd'hui je vous propose un apéritif typiquement régional.
Très simple, mais tellement convivial !

Bretzels... sticksis...
undefined
Accompagnés d'une bonne p'tite pils tout juste fraîche parce que...
PubPilsStorky.JPG
... "Durscht esh schlemmer als Heimweh"
La soif est pire que le mal du pays
AfficheStorky.JPG
N.B. Roland Perret, qui a signé cette pub, est déjà évoqué dans ce blog dans les articles  La Nalsace et  La fresque du boulanger. Je constate avec plaisir que l'on fait de plus en plus appel à son talent. Dorénavant, je serai encore plus attentive...



Partager cet article
Repost0
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 20:47

Une matinée imprévue aujourd'hui. Nous voulions conduire Olive à la gare de Colmar puis de rester en ville ensuite pour y faire quelques achats et traîner un peu. Mais il y avait de forts ralentissements sur la Nationale, changement le programme : "Et si on allait directement à Mulhouse ?" La perspective de gagner un A/R de train a tout de suite plu à notre garçon qui a acquiescé dans la foulée.

Nous avons alors conduit le fiston directement à son lieu de RDV avec sa formatrice...
... Et fait le choix de rester là malgré le fait que Mulhouse est une ville qui ne nous attire que mollement. Nous n'y allons que très-très rarement, pour ainsi dire jamais.

Nous nous sommes laissés surprendre en passant ces quelques petites heures dans le centre-ville. L'ambiance de Noël y est très différente de celle de Colmar. Le passé industriel de la cité  saute aux yeux : l'architecture n'a pas autant de charme que les demeures colmariennes et dégage moins de romantisme.

Nous avons donc déambulé en prenant le parti d'apprécier ce moment avant tout. Mulhouse a choisi le thème de Noël : "Au pays des chants et des étoffes". Des étoffes ? C'est en nous approchant de la Place de la Réunion que nous avons compris. "Au pied des marches du Temple (St-Etienne), le décor est planté : lumières et tissu chatoyant drapent les chalets et les façades dans des senteurs d'épices et de gâteaux, de vin chaud et de marrons."
Même en matinée, nous avons été conquis...
Et à défaut des chants (seulement en soirée), c'est l'accordéoniste tout seul dans son coin qui a mis l'ambiance. Quelle bonne initiative nous avons eu ce matin.


Comble de bonheur, vers 13 heures, Olive et Audrey, arrivée en ville entretemps,  nous ont rejoints et nous avons déjeûné ensemble. C'est la 1ère fois que nous nous retrouvions tous les quatre...

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 20:49
Sur les proches hauteurs de la cité médiévale de Ribeauvillé (68) se dressent les ruines de trois châteaux ayant appartenu aux puissants sires de Ribeaupierre (XIe au XVe siècle) : les "Saint-Ulrich", "Girsberg" et "Haut-Ribeaupierre".
Les vieilles pierres attirent souvent les légendes. Celles de grès de deux de ces châteaux n'y ont pas échappé...

"Au XIIIe siècle, un sire de Rappolstein avait deux fils qui s'aimaient d'une fraternelle et virile affection. L'un résidait au château de Saint-Ulrich,

l'autre habitait celui du Girsberg voisin.
Chacun gouvernait son domaine avec justice et sagesse, à la grande joie du vieux seigneur, leur père.
S'étant mariés d'amour avec de ravissantes et nobles damoiselles, les deux jeunes seigneurs convinrent un jour, par jeu, que le premier d'entre eux qui serait éveillé, réveillerait l'autre par le son d'un grelot attaché à une flèche. Celle-ci serait tirée à l'arc de l'un des deux châteaux, par le plus matinal des frères contre le volet clos du dormeur.
Ainsi fut fait. Tantôt l'un, tantôt l'autre, ne se réveillait que par le choc de la flèche sur son volet fermé, et le tintement du grelot le tirait alors des bras enlaçants de sa mie. Longtemps, les frères de Ribeaupierre s'amusèrent à ce jeu dangereux qui égayait si fort leurs jeunes femmes. Jusqu'au jour où...

Jusqu'au jour, jusqu'à cette matinée de printemps où, l'un des deux, réveillé de bonne heure sauta de son lit, ouvrit le volet et vit que celui de son frère était encore fermé. Il prit donc son arc, y plaça la flèche au grelot, banda l'arme et tira posément.
Au même moment, l'autre volet s'ouvrit et la silhouette de son frère se découpa dans l'encadrement de la fenêtre. Mais la flèche, rapide comme l'éclair, fut sur lui dans l'instant, s'enfonçant, vibrante, sonnant de son grelot, dans son coeur.
Il s'effondra mort, sans avoir eu le temps de comprendre que son frère bien-aimé venait de le tuer..."

Partager cet article
Repost0