Après mes deux derniers billets édités à partir de
mon téléphone ultra-sophistiqué (d'où -sic- la qualité de parution pas trop terrible), me voilà bien installée face à l'écran pour revenir sur l'événement vécu ce week-end à Paris.
C'est que je ne vous ai pas tout dit au sujet "du pourquoi du comment" du concert de U2...
Ce concert était un cadeau d'anniversaire destiné à Valérie, ma soeur cadette, offert par son mari Fabrice. Valérie est une fan de U2 depuis les débuts du groupe dans les années 80. Le matin du
jour de ses .. ans (galanterie oblige !), c'est à dire vendredi dernier, Soeurette s'est fait offrir, à son grand
plaisir, le dernier CD des irlandais. Dans le CD, Fabrice avait réussi, malgré le cellophane, à glisser deux billets pour le concert du Stade de France... que Valérie n'a découvert qu'après
de longues minutes : elle voulait réserver la découverte et l'écoute à un moment plus calme de l'après-midi. Fabrice était dépité : "Mais tu n'as pas envie de l'écouter déjà maintenant ?
" En ouvrant le boîtier elle a alors trouvé LA méga-surprise.
Toute à sa joie, elle ne s'attendait pas à ce que cette dernière s'amplifie le lendemain.
Parce que Fabrice avait réservé non pas deux mais quatre places...
Ce fut bien difficile pour ma plus jeune soeur Sandrine et moi, ce 10 juillet, de souhaiter un heureux anniversaire à Valérie tout en gardant le secret. Comme il fut difficile de nous réjouir et
de contenir notre joie et notre euphorie lorsqu'elle nous a annoncé LE cadeau offert par son mari. Surtout ne rien dire, ne rien laisser paraître : nous sommes si complices et nous connaissons si
parfaitement toutes les trois que nous avions peur de nous trahir au moindre mot, geste ou attitude.
Ce 10 juillet, Valérie a donc fêté son anniversaire avec la hâte que le lendemain arrive.
Tout comme Sandrine et moi... et tout le restant de la famille qui était dans la confidence et se réjouissait pour nous !
Nous avions convenu en cachette avec Fabrice de venir chez eux le samedi matin à 7h30.
Casse-tête pour Sandrine et moi : comment faire pour réserver la surprise à Valérie jusqu'à l'ultime moment du départ ? D'autant plus que nous étions 'effervescentes' et fin prêtes : "Oh
non... elle va voir que nous sommes maquillées", "Elle va nous trouver trop en forme si tôt le matin", "Il ne
faut pas qu'elle aperçoive nos bagages"...
Mais Valérie n'y a vu que du feu. Quand elle nous a ouvert la porte de sa maison, son étonnement a laissé place à un bonheur : "Coucou ! Surprise ! On est trop heureuses pour toi... nous ne
pouvions pas te laisser partir comme ça. On vient t'accompagner pour le départ ! Jusqu'au bout on sera là avec toi ! " Pour faire 'vrai', j'avais emporté l'appareil
photo pour fixer ce moment pour l'éternité...
Euphorique, elle a même retardé le départ pour nous offrir un jus. Si euphorique d'ailleurs qu'elle a à peine remarqué que Fabrice avait déjà fait couler une cafetière de café...
Au moment du départ vingt minutes plus tard, nous nous sommes étreintes en souhaitant des moments formidables à Valérie, qui émue (ah les
frangines...), nous a embrassées en nous promettant de penser fort à nous le soir-même au Stade de France. Fabrice a démarré la voiture (louée pour l'occasion : ça faisait partie du pack = concert-hôtel-voiture. Valérie a gobé !!!). Je photographiais la soeurette installée, radieuse et toujours émue.
C'est à ce moment-là qu'elle a remarqué ma veste : "Tiens ! On dirait que tu as un billet du concert dans ta poche !" Ce fut le moment. Aussitôt Sandrine et moi avons
plaqué nos deux billets face à ses yeux sur le pare-brise : "OUI C'EST BIEN DEUX BILLETS ! ON VIENT AVEC TOI !"
En ni une-ni deux, nous avons engouffré les bagages dans le coffre et nous sommes installées à l'arrière. Grands éclats de rire. Valérie riait et réalisait à peine que nous
faisions partie du cadeau.
Et un vent de folie a soufflé à partir de ce moment-là... jusqu'au bout de ce week-end magnifique !
Samedi 11/07 au Stade, en
attendant Bono... (de droite à gauche : Sandrine, Valérie et moi)
Magnifique = "Magnificient". Le soir-même au concert, vous comprendrez bien combien ce titre nous a inondées de
bonheur...
Pour finir, je ne pourrai conclure ce billet sans remercier notre incroyable et irrésistible Fab'-fab'...
Fabrice : à toi notre éternelle reconnaissance pour nous avoir fait vivre ces moments merveilleux et fabuleux !






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